Les trains repartent ... ces trains qui partent avec nos peaux. Ces wagons là feront mes larmes, monsieur. Je détesterai le son des rails. Je détesterai les voyageurs. Et les minutes qui s'agripperont à nos chevilles . La grande horloge nous guettera, et l'écho des tic-tac, et cette valse qui hante les halls, ils me rendront folle. Ils nous rendront fous, tous deux. Vous entendrez la sonnerie. Une note stridente sonnant l'au revoir. La foule nous perdra. Vous croiserez des vagabonds, venus de loin ; des hommes, des femmes, à gauche, à droite, des gosses qui crient, des vieux qui rêvent ; et deux amants qui pleureront ; et vous et moi , raides comme les murs, ne sachant plus s'il faut partir, prier, ou juste, ou juste nous enlacer, fortement, l'un contre l'autre, comme un adieu qui nous peinera, comme un grand cri qui tremblera ; revenez-moi vite, monsieur. Avant que nos sanglots ne recouvrent les terres des hommes. Revenez-moi vite ,monsieur.